Libye: Le vrai Khadafi, un grand batisseur – Libyen: Der wahre Gaddafi, ein großer Baumeister (2)

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Le vrai Kadhafi:

Un grand bâtisseur (2)

Kadhafi, un autre regard

Choix de textes

par Chantal Eva Dupille

Blog R-sistons

http://r-sistons.ove…-102545613.html

Le Monde, 19 avril 1973:

“Le désert le plus aride et le plus hostile du monde”

 Indépendance. Le mot a une signification très concrète pour les Libyens. La constitution du royaume de Libye, en 1951, avec à sa tête le roi Idriss, n’avait apporté qu’une indépendance formelle à ce pays sous-peuplé, sous-développé, démuni de tout. Le revenu annuel moyen par tête d’habitant était le plus faible du monde arabe : 35 dollars. Neuf habitants sur dix avaient le trachome, le dixième était aveugle, mais il n’y avait pas un seul médecin libyen pour les soigner. Découvert en 1959, le pétrole a bouleversé les structures traditionnelles. Pourtant, le Libyen avait l’impression que tout se passait en dehors de lui : La corruption régnait dans les administrations, et seuls les ministres, l’entourage du roi et quelques habiles entrepreneurs profitaient réellement. A quoi servaient les logements populaires bâtis dans des villages abandonnés, puisqu’ils n’étaient pas accompagnés de programmes agricoles ou industriels pour inciter les gens à revenir ?



Le Monde, 23 novembre 1973:

Mouammar Kathafi: anti-impérialiste pour les uns, défenseur intrépide de l’indépendance nationale pour les autres,  moraliste,  réformateur, visionnaire. Dans le monde arabe, sa jeunesse, sa prestance, son langage direct et franc, parfois brutal, séduisent ceux qui aspirent au renouveau. Certains le voient comme le successeur de Nasser qui demeure pour le Colonel Kadhafi le symbole de la renaissance arabe à laquelle il rêve.

Le Monde, 20 juin 1978
Jean-Claude Guillebaud:

Kadhafi : “Oui, c’est vrai, nous étions idéalistes et nous avons trouvé un monde non idéaliste, un monde hypocrite, menteur, décadent, amoral.” Imperméable décidément à toutes les leçons de réalisme diplomatique quand il s’indigne des arrogances de l’impérialisme, de la connivence des puissants et du désespoir des humbles, le colonel Kadhafi sait ce qu’il se dit. Et le dit bien. Le colonel Kadhafi se dit garant d’une certaine dignité africaine. Le colonel décrit avec fougue le socialisme libyen. Lisez le petit Livre vert qui jette les bases de la “troisième théorie universelle”. On lit attentivement. C’est une interprétation au premier degré, candide et fraîche, de l’utopie rousseauiste. Ni fou, ni naïf, ni Don Quichotte. On y gagne décidément à rencontrer plus longuement ce loup-garou des gouvernements d’Occident.

1er septembre 1969 :

Le colonel Kadhafi, qui n’a alors que 28 ans, renverse le vieux roi Idriss el Senoussi. En s’emparant du pouvoir avec un groupe d’officiers, il secoue la léthargie dans laquelle se trouvait le pays. Les Libyens passent d’une monarchie à une république de type nassérien : Le nouveau pouvoir des “officiers libres” empreinte à l’Egypte son slogan : “Liberté, socialisme, unité”. Il met en chantier d’ambitieux plans de développement. C’est l’euphorie.

15 avril 1973 :

le colonel-révolutionnaire change de cap. Dans un discours célèbre prononcé à Zouara, il déclenche une “révolution culturelle” base d’une “véritable révolution populaire” devant instaurer le socialisme. Il incite les masses (jamahir) à installer partout des “comités populaires” pour neutraliser les élites de l’administration qui contrecarrent ses projets. En revanche, l’armée, source de pouvoir, les sociétés pétrolières et les banques, source des revenus, sont épargnées. 

2 mars 1977:

 Le Colonel Kathafi proclame devant le Congrès général du peuple la “Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste”.

Le Monde, 27 novembre 1973

Roland Delcour:

“Nous voulons répandre l’esprit de l’islam, fait de tolérance et de compréhension mutuelle”, déclare le colonel Kadhafi au Colloque organisé par Le Monde à Paris, en novembre 1973. “Je pense qu’il faut respecter les nationalismes et les religions, ceux des autres aussi, et considérer en particulier les religions comme sacrées. Un nationalisme ne doit pas tenter d’en détruire un autre. L’Islam ne fait que continuer les efforts de l’humanité en vue d’arriver à une certaine justice sociale. Le Judaïsme a négligé tout ce qui n’est pas lui-même. C’est une religion refermée sur elle-même. L’Islam ne fait aucune distinction de race ou de couleur entre les hommes”.

Tripoli: Place verte

Der wahre Gaddafi:

ein großer Baumeister (2)

Ein anderer Blick auf Gaddafi

Auswahl der Texte

von Chantal Eva Dupille

Blog R-sistons

http://r-sistons.ove…-102545613.html

Deutsche Übersetzung:

Olivia Kroth

Le Monde, 19. April 1973:

“Die trockenste und feindlichste Wüste der Erde”

Unabhängigkeit. Das Wort hat eine konkrete Bedeutung für die Libyer. Die Verfassung des Königreiches Libyen von 1951 mit König Idris an der Spitze hatte diesem wenig bevölkerten, unterentwickelten, armen Lande nur formelle Unabhängigkeit beschert. Das durchschnittliche Jahreseinkommen pro Kopf war das niedrigste der gesamten arabischen Sphäre: 35 Dollar. Neun von zehn Bewohnern waren rachitisch, jeder zehnte war blind, aber es gab keinen einzigen Arzt, um sie zu behandeln. Die 1959 entdeckten Erdölvorkommen zerbrachen die traditionellen Strukturen. Dennoch hatten die Libyer den Eindruck, dass sich alles außerhalb ihres Einflussbereichs abspielte: Die Verwaltungen waren korrupt. Nur die Minister, die nächste Umgebung des Königs und einige wendige Unternehmer profitierten von dem Ölreichtum. Wem nützten die Wohnblocks, welche in verlassenen Dörfern gebaut wurden? Es gab keine begleitenden Agrar- oder Industrieprogramme, um die Leute zur Rückkehr zu bewegen.

Le Monde, 23. November 1973:

Muammar Gaddafi: Anti-Imperialist für die einen, furchtloser Verteidiger der nationalen Unabhängigkeit für die anderen, Moralist, Reformator und Visionär. In der arabischen Welt verführen seine Jugend, sein Auftreten, seine direkte, freie, manchmal brutale Sprache all jene, die eine Erneuerung anstreben. Einige sehen ihn als Nachfolger von Nasser, der für Oberst Gaddafi das Symbol der arabischen Renaissance darstellt, von der er träumt.

Le Monde, 20. Juni 1978

Jean-Claude Guillabaud:

Gaddafi: “Ja, es ist wahr. Wir waren Idealisten und wir trafen auf eine nicht-idealistische Welt, eine heuchlerische, verlogene, dekadente und amoralische Welt.” Er ist zweifelsohne undurchlässig für alle Lektionen der Realdiplomatie, wenn er sich über die Arroganz des Imperialismus, Hinterhältigkeit der Mächtigen und Verzweiflung der Armen empört. Oberst Gaddafi weiß, wovon er spricht. Und er spricht gut. Oberst Gaddafi nennt sich einen Garanten afrikanischer Würde. Lest das kleine Grüne Buch, welches die Grundlage der “Dritten Universalen Theorie” legt. Man liest aufmerksam. Es ist eine erstklassige, frische und klare Interpretation der Utopie von Rousseau. Weder verrückt noch naiv oder wie Don Quijote. Man lernt darin den Menschen besser kennen, der den Regierungen des Westens als Werwolf gilt.

1. September 1969:

Oberst Gaddafi stürzt, knapp 28jährig, den alten König Idris el Senussi vom Thron. Indem er mit einer Gruppe von Offizieren die Macht übernimmt, rüttelt er an der Lethargie, in welcher sein Land verharrt. Die Libyer wechseln von einer Monarchie zur Republik im Stil Nassers: Die neuen Mächtigen, die “freien Offiziere”, leihen sich ihre Schlagworte von Ägypten: “Freiheit, Sozialismus, Einigkeit”. Sie geben ehrgeizige Entwicklungspläne in Auftrag. Es herrscht Euphorie.

15. April 1973:

Der revolutionäre Oberst setzt ein neues Ziel. In seiner berühmten Rede von Zouara ruft er zur “kulturellen Revolution” auf. Sie soll zur Basis einer “echten Volksrevolution” werden, welche den Sozialismus begründet. Er fordert die Massen (Jamahir) dazu auf, überall “Volkskomitees” einzurichten, um die Administrationseliten zu neutralisieren, welche seine Projekte blockieren. Zum Dank verschont er die Armee, Quelle der Macht, sowie die Ölgesellschaften und Banken, Quellen des Reichtums.  

2. März 1977:

Oberst Gaddafi proklamiert vor dem Generalkongress des Volkes die “Arabisch-lybische sozialistische Jamahiriya des Volkes”.

Le Monde, 22. November 1978

Roland Delcour:

“Wir wollen den Geist des Islam erneuern, der Toleranz und gegenseitiges Verständnis befürwortet”, erklärt Oberst Gaddafi bei einem von Le Monde in Paris organisierten Kolloquium im November 1973. “Ich denke, man muss die Nationen und Religionen respektieren, auch die der anderen. Insbesondere sollte man die Religionen als heilig ansehen. Eine Nation darf keine andere zu zerstören versuchen. Der Islam setzt die Bemühungen der Menschheit um, mehr soziale Gerechtigkeit zu erlangen. Das Judentum ignoriert alles, was nicht von ihm selbst stammt. Es ist eine in sich verschlossene Religion. Der Islam hingegen unterscheidet nicht zwischen den Rassen und Hautfarben der Menschen.”

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Acerca de olivia2010kroth

Escritora y periodista: Pravda
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